Afin d’étudier les comportements des professionnels et les modes de commercialisation des cartes de fidélité-paiement-crédit, une enquête nationale est lancée. Elle vise aussi à analyser les avantages et inconvénients desdites cartes.
Auchan, Carrefour, Leclerc, Galeries La Fayette, Champion, Virgin, Sephora... Il est aujourd’hui rare qu’une grande enseigne n’ait pas sa carte de fidélité et/ou de paiement et/ou de crédit. Elles se révèlent être en effet une redoutable arme marketing, notamment pour constituer les fichiers clients et les fidéliser.
Dès lors, il s’avère difficile pour le consommateur, qui, souvent, possède plusieurs cartes de fidélité dans son portefeuille, de s’y retrouver car leur fonctionnement et les avantages qu’elles proposent dépendent de leur fonction.
La carte de fidélité vise à « récompenser » le client fidèle en lui accordant, par exemple, des réductions, des bons cadeaux.
La carte de paiement peut être liée à un crédit qui vise à permettre au consommateur, même s’il n’est pas un fidèle de l’enseigne, de financer son achat. Elle permet un règlement en plusieurs fois avec ou sans frais. Le règlement peut être :
o Immédiat (sans frais). o à règlement en 3 fois sans frais supplémentaire. o à paiement différé avec frais (c’est une carte de crédit) : attention aux conditions générales de vente, au montant des mensualités et des taux d’intérêt.
La finalité de ces cartes est donc bien distincte. La CLCV souhaite que carte de fidélité et carte de crédit soient strictement séparées. C’est la position qu’elle a défendue dans le cadre de la réforme du crédit à la consommation. Or, la fonction crédit est souvent associée à la carte de fidélité.
Le consommateur n’en est pas forcément conscient et, surtout, il ne désire pas forcément bénéficier d’un crédit. Seuls peuvent l’intéresser les avantages récompensant sa fidélité. Mais, dans ces cas-là, il n’a pas le choix.
Concrètement, le client en payant à crédit, utilise le principe du crédit renouvelable : il obtient une réserve d’argent permanente qui se renouvelle au fur et à mesure des remboursements dans la limite du montant autorisé. En s’acquittant d’une somme fixe tous les mois, il rembourse le capital emprunté plus les intérêts.
Avant de s’engager pour un crédit, il est donc important de consulter le taux actuariel effectif global (TAEG) qui déterminera le coût de l’emprunt. Le coût dépend du montant du prêt. Pour un emprunt de moins de 1 524 €, le taux d’usure (c’est-à-dire le taux actuariel effectif global maximal auquel un prêt peut être accordé.
Tout prêteur dépassant cette limite fixée par la Banque de France s’expose à des poursuites judiciaires) au 1er trimestre 2010 ne saurait excéder 21,45%. Il s’élève à 8,88% pour un emprunt de plus de 1 524€.
________________________________
1. Objectifs
Etudier les modes de commercialisation des cartes de fidélité-paiement-crédit
Afin d’étudier les comportements des professionnels et les modes de commercialisation de ces cartes, une enquête nationale va être menée. Elle permettra de recueillir l’expérience des consommateurs et de savoir notamment comment ces cartes sont proposées et si l’information orale donnée au consommateur est claire ou pas.
Analyser les avantages et inconvénients de ces cartes
Afin d’analyser les avantages et inconvénients de ces cartes, l’enquête vise également dans un 2e temps à analyser des contrats liés à différentes cartes afin de déterminer :
si ces contrats sont lisibles et compréhensibles par le consommateur,
s’ils contiennent des clauses abusives,
si le fonctionnement de ces cartes est correctement expliqué.
2. Modalités
3. Mode d’emploi à destination de l’enquêteur
La personne désignée pour réaliser l’enquête ne devra pas être déjà détentrice de la carte du magasin afin de ne pas être identifiée comme telle. Elle se présentera comme « intéressée par la carte du magasin » sans préciser les mentions « carte de fidélité, de paiement, de crédit ».
Si le vendeur demande de lui-même le type de carte souhaité parce qu’il peut en proposer plusieurs, l’enquêteur peut réclamer des explications sur le fonctionnement de tous les types de carte existants.
Le questionnaire ne doit pas être communiqué. L’objectif n’est pas tant de poser toutes les questions mais d’écouter la manière dont le vendeur présente la carte.
N.B : l’enquêteur ne doit pas aller jusqu’à souscrire la carte. Il devra nous faire parvenir toutes les plaquettes commerciales qu’il aura pu récupérer au cours de son enquête.
________________________________
________________________________
